Passage d’un service commandé à l’état actif. Immédiate sur SIM, eSIM et trunk ; à la mise en service sur les liens physiques.
Chaque mot des télécoms expliqué simplement, et ce que ça change concrètement pour vous et pour vos clients.
Passage d’un service commandé à l’état actif. Immédiate sur SIM, eSIM et trunk ; à la mise en service sur les liens physiques.
Adresse IP publique attribuée durablement à un accès, par opposition à une adresse dynamique qui change à chaque reconnexion. Indispensable pour héberger un service accessible depuis l’extérieur (VPN, serveur, téléphonie sur IP, caméras) et pour maintenir des règles de filtrage stables.
les adresses IP publiques se commandent et se suivent dans le parc comme n’importe quel service, et restent attachées au client lors d’une bascule sur le lien de secours. Voir l’offre Data mobile et backup.
Technologie d’accès à Internet sur la paire de cuivre téléphonique, avec un débit descendant supérieur au débit montant. Lancée en France en 1999, elle a porté le haut débit pendant vingt ans. Ses débits (quelques Mbit/s à 20 Mbit/s selon la distance au central) et son asymétrie la rendent inadaptée aux usages professionnels actuels : visioconférence, cloud, sauvegardes.
l’ADSL est traité comme une technologie de fin de vie. La migration d’un parc xDSL vers la fibre s’anticipe avant l’extinction du cuivre.
Acteur qui permet à des opérateurs de services d’acheter des liaisons sur plusieurs réseaux d’infrastructure sans contractualiser avec chacun d’eux. Historiquement, l’agrégateur se limite à l’avant-vente : éligibilité et devis. La commande, le suivi et l’exploitation restent dispersés chez chaque opérateur.
la plateforme couvre l’éligibilité, mais aussi la commande, le déploiement, la supervision et les factures, avec un échange direct avec l’opérateur d’infrastructure dans le détail de chaque commande. Voir Plateforme.
Deux dispositifs par lesquels l’État a organisé le déploiement de la fibre en France. En zone AMII, les opérateurs privés se sont engagés à déployer sur leurs fonds propres (zones urbaines et périurbaines). En zone AMEL, une collectivité a confié le déploiement à un opérateur privé sur des zones moins denses. Le reste du territoire relève des réseaux d’initiative publique (RIP).
Association professionnelle qui réunit les opérateurs télécoms indépendants des quatre opérateurs nationaux. Elle représente leurs intérêts auprès de l’ARCEP et des pouvoirs publics, notamment sur l’accès aux réseaux fibre, la portabilité et la fin du cuivre.
Bruno Veluet, fondateur de Netwo, a été vice-président puis président de l’AOTA entre 2019 et 2023. Voir À propos.
Interface logicielle qui permet à deux systèmes d’échanger des données et de déclencher des actions sans intervention humaine. Dans les télécoms B2B, une API permet à un prestataire de lancer une éligibilité, passer une commande, activer une SIM ou récupérer ses consommations depuis son propre outil (CRM, ERP, portail client) plutôt que depuis l’interface du fournisseur.
l’API couvre le catalogue, l’éligibilité, la souscription mobile, les portabilités, les consommations et les CDR voix et SMS. La documentation est publique. Voir la plateforme.
Identifiant qui indique à une carte SIM par quelle passerelle sortir vers Internet ou vers un réseau privé. L’APN public donne accès à Internet ; un APN privé relie les SIM directement au réseau d’une entreprise, sans passer par l’Internet public, ce qui est recherché en IoT et pour les flottes sensibles.
Organisme qui coordonne la portabilité des numéros fixes entre opérateurs français. L’APNF gère la base commune des numéros portés et les échanges normés entre opérateurs, ce qui permet de router chaque appel vers le bon réseau après un changement d’opérateur. Son équivalent pour le mobile est le GIE EGP.
les portabilités fixes se déclenchent et se suivent depuis la plateforme, sur la base du mandat de portabilité signé par le client final. Voir Voix opérateur.
Régulateur français des télécoms. L’ARCEP attribue les ressources en numérotation, enregistre les déclarations d’opérateur, fixe les règles d’accès aux réseaux fibre et cuivre, et contrôle les obligations des opérateurs (portabilité, appels d’urgence, qualité de service). Devenir opérateur commence par une déclaration auprès de l’ARCEP.
un revendeur ou un MSP n’a pas besoin d’être déclaré opérateur pour vendre des télécoms avec Netwo.
Ensemble de réseaux IP administrés par une même entité et identifié par un numéro unique (ASN). C’est l’unité de base du routage sur Internet : les AS échangent leurs routes via le protocole BGP. Disposer de son propre AS est l’une des marques d’un opérateur qui exploite son réseau en propre.
Indicateur de qualité voix : part des appels émis qui aboutissent à un décroché. Il dépend autant du réseau que du comportement des appelés, et se lit donc en tendance plutôt qu’en valeur absolue. Avec le NER et le MOS, c’est l’un des trois indicateurs usuels d’un trunk.
Cœur du réseau d’un opérateur : les liaisons à très haute capacité qui relient ses points de présence entre eux et vers Internet. Les accès clients se raccordent au backbone via les portes de collecte. Sa redondance conditionne la disponibilité de tous les services qui y transitent.
l’architecture du réseau et ses points de présence sont décrits sur la page réseau. Voir la plateforme.
Lien de secours cellulaire qui prend le relais d’un accès fixe en cas de panne. Le routeur du site surveille le lien principal et bascule automatiquement sur le lien mobile, puis revient sur le lien principal une fois rétabli. Le point critique est la conservation de l’adresse IP publique pendant la bascule : sans elle, les VPN et la téléphonie doivent être reconfigurés.
la bascule est automatique et l’adresse IPv4 du client est conservée, ce qui maintient les services qui en dépendent. Les applications du client peuvent redémarrer moins vite que le réseau : Netwo parle donc de continuité de service renforcée, sans promettre une absence totale d’interruption. Voir l’offre Data mobile et backup.
Armoire normalisée (19 pouces) qui accueille les équipements réseau dans un datacenter ou un local technique. Un opérateur loue des baies ou des fractions de baie dans les datacenters où il a besoin d’être présent pour s’interconnecter.
Capacité maximale de transmission d’un lien, exprimée en Mbit/s ou Gbit/s. Elle se distingue du débit réellement mesuré, qui dépend de la charge du réseau, de la qualité du lien et des équipements. Sur les offres professionnelles, la bande passante est souvent garantie ; sur les offres grand public, elle est indicative.
Niveau de service sans garantie contractuelle : le réseau fait « de son mieux » pour acheminer le trafic, sans engagement sur le débit, la latence ni le délai de rétablissement. C’est le régime des offres grand public et de la plupart des offres FTTH. Un accès best effort convient à un usage bureautique, pas à un site dont l’activité dépend du réseau.
Protocole de routage entre systèmes autonomes qui fait fonctionner Internet. Un opérateur annonce ses plages d’adresses IP en BGP à ses transitaires et à ses pairs, et reçoit en retour les routes vers le reste du monde. Le multi-homing BGP permet à un site de rester joignable via deux opérateurs distincts.
Portion du réseau comprise entre le local de l’abonné et le premier point de concentration de l’opérateur (NRA pour le cuivre, NRO pour la fibre). C’est le segment le plus coûteux à déployer et donc celui que régule l’ARCEP : le dégroupage sur le cuivre et l’accès aux réseaux FTTH mutualisés portent sur cette boucle locale.
Dépassement temporaire du débit contractuel toléré par l’opérateur. Utile pour absorber un pic (sauvegarde nocturne, transfert exceptionnel) sans souscrire en permanence un débit supérieur. Ses conditions figurent dans les STAS ou le contrat.
Compte SIP d’interconnexion entre deux infrastructures voix. Un trunk C4 achemine de gros volumes d’appels entre un opérateur de services et le réseau de son fournisseur, sans terminaison sur un poste utilisateur. Il s’authentifie généralement par adresse IP, parfois par identifiant. C’est le niveau « opérateur » de la voix sur IP, par opposition au C5 qui est le niveau « client final ».
le trunk C4 est destiné aux opérateurs de services qui disposent de leur propre infrastructure voix (SBC, softswitch, IPBX hébergé). Il se configure dans la plateforme avec les ressources de numérotation associées. Voir Voix opérateur.
Compte SIP destiné à raccorder un équipement de client final : IPBX, passerelle, standard hébergé. Un trunk C5 porte les numéros du client, gère les services orientés utilisateur (présentation ou masquage du numéro, renvois, localisation pour les appels d’urgence) et ne demande aucune infrastructure voix côté prestataire.
le trunk entreprise C5 est l’offre voix pensée pour les revendeurs et intégrateurs sans prérequis opérateur. Il se raccorde à un IPBX, à Microsoft Teams en Direct Routing, à 3CX ou à une solution UCaaS. Voir Téléphonie fixe.
Nombre d’appels simultanés qu’un trunk SIP peut porter. Un trunk à 10 canaux permet 10 communications en même temps, entrantes et sortantes confondues. Le dimensionnement se fait sur le nombre d’utilisateurs et le profil d’usage : un centre d’appels a besoin de bien plus de canaux par poste qu’un cabinet.
le nombre de canaux d’un trunk se modifie depuis la fiche du service, sans nouvelle commande.
Nombre de tentatives d’appel par seconde qu’un trunk ou une plateforme accepte. Contrainte distincte du nombre de canaux : un trunk peut avoir beaucoup de canaux mais limiter les appels lancés simultanément, ce qui pénalise les usages d’appels sortants massifs.
Ensemble des opérateurs d’infrastructure et des offres accessibles depuis une plateforme, avec leurs technologies, leurs conditions et leurs zones de couverture. Un catalogue multi-opérateurs permet de comparer plusieurs réseaux sur une même adresse plutôt que de dépendre d’un seul.
le catalogue réunit des opérateurs d’infrastructure fibre, cuivre, mobile et voix, présentés aux mêmes conditions de comparaison, sans classement préférentiel. Voir Opérateurs & couverture.
Entité rattachée aux services de l’État habilitée à adresser aux opérateurs des demandes légales sur le trafic mobile : identité du titulaire d’une SIM, localisation à un instant donné. Avec la PNIJ, c’est l’une des obligations régaliennes auxquelles tout opérateur doit savoir répondre.
Enregistrement détaillé d’un appel ou d’un SMS : numéros, horodatage, durée, sens, résultat. Les CDR servent à la facturation, à la détection de fraude et à l’analyse d’usage. Pour un revendeur, les récupérer automatiquement est la condition pour facturer ses clients sans ressaisie.
les CDR voix et SMS sont consultables dans la plateforme et récupérables par API. Voir la plateforme.
Standard téléphonique hébergé chez l’opérateur plutôt que dans les locaux du client. Les postes se connectent via Internet ; les fonctions de standard (renvois, groupes, messagerie, musique d’attente) sont administrées en ligne. Le Centrex a précédé et inspiré les offres UCaaS actuelles. Il s’oppose à l’IPBX, qui reste sur site ou est hébergé par le client.
Netwo ne vend pas de Centrex. Le trunk entreprise se raccorde à la solution de téléphonie que le partenaire a choisie, Centrex compris. Voir Téléphonie fixe.
Deux services de présentation du numéro. Le CLIP affiche le numéro de l’appelant chez l’appelé ; le CLIR le masque. Sur un trunk, le numéro présenté peut différer du numéro d’identification transmis aux opérateurs, à condition de rester dans le même plan de numérotation.
Algorithme qui compresse et décompresse la voix pour la transporter en IP. G.711 (alaw en Europe) restitue la qualité d’une ligne classique sans compression ; G.729 divise la bande passante par huit au prix d’une légère perte ; G.722 offre une voix haute définition. Les deux extrémités d’un appel doivent partager au moins un codec.
Mode de facturation de la data mobile à l’usage réel, sans forfait, adapté aux SIM à consommation faible ou irrégulière.
Relevé des usages d’un service sur une période : volume data, minutes, SMS. Récupérables par API pour la refacturation.
Capacité d’un site à conserver ses services télécom en cas d’incident sur un lien, un équipement ou un opérateur. Elle repose sur la redondance (deux liens, deux opérateurs, deux chemins) et sur la bascule automatique. Aucune architecture n’élimine tout risque : un plan de continuité chiffre le temps d’interruption acceptable et dimensionne la redondance en conséquence.
la continuité se construit avec un lien de secours 4G/5G ou une seconde fibre, IPv4 conservée pendant la bascule. Voir l’offre Data mobile et backup.
Étendue géographique sur laquelle un opérateur peut livrer un service donné. En fibre entreprise, la couverture est très inégale d’un opérateur à l’autre : un réseau dense en Île-de-France peut être absent d’une zone d’activité de province. C’est la raison d’être de l’éligibilité multi-opérateurs.
la carte et le catalogue des opérateurs se consultent sur la page dédiée. Voir Opérateurs & couverture.
Équipement installé chez le client pour terminer un service télécom : routeur, box, modem, passerelle. Le CPE fait la jonction entre le lien de l’opérateur et le réseau local. Selon les offres, il est fourni et administré par l’opérateur (CPE managé), fourni par l’intégrateur, ou apporté par le client.
le provisioning et la configuration des routeurs ne sont pas automatisés à ce jour. Le partenaire installe et configure le CPE, ou fait appel à l’accompagnement Netwo. Cette transparence évite les mauvaises surprises au déploiement.
Liaison physique, généralement en fibre, tirée par l’exploitant d’un datacenter entre deux baies. C’est par un cross-connect qu’un opérateur se raccorde à un autre opérateur ou à un transitaire présent dans le même datacenter. Sa commande passe par une lettre d’autorisation (LOA).
Service d’accès à Internet par le réseau cellulaire, sans voix ni SMS. Il équipe les routeurs de secours, les objets connectés, les terminaux de paiement, les tablettes de terrain. Il se vend au forfait (volume mensuel) ou au compteur (paiement à l’usage), avec ou sans mutualisation entre SIM.
SIM ou eSIM, forfait ou compteur, activation à distance depuis la plateforme. Voir Data mobile.
Volume de données mutualisé entre plusieurs SIM d’un même client. Une flotte de 50 objets qui consomment chacun peu, mais de façon irrégulière, coûte moins cher en pool qu’en 50 forfaits individuels. Le pool lisse les écarts et évite les dépassements sur une SIM isolée.
Bâtiment sécurisé qui héberge des équipements informatiques et réseau avec alimentation redondée, refroidissement et contrôle d’accès. Les datacenters d’interconnexion (Paris, Marseille, Lyon notamment) sont les carrefours où les opérateurs se raccordent entre eux.
les points de présence du réseau sont décrits sur la page réseau. Voir la plateforme.
Débit contractuellement assuré en permanence, dans les deux sens, avec pénalités en cas de manquement. C’est la différence de fond entre une fibre entreprise (FTTO) et une fibre grand public (FTTH), dont le débit est un maximum théorique partagé. Le débit garanti se combine avec une GTR pour former une offre à engagement de service.
Débit identique en émission et en réception. Un usage professionnel (cloud, sauvegarde externalisée, visioconférence, téléphonie IP) sollicite autant le sens montant que le sens descendant, alors que les offres grand public privilégient le descendant. Le SDSL, la FTTE et la FTTO sont symétriques ; l’ADSL et souvent la FTTH ne le sont pas.
Formalité par laquelle une entreprise se déclare opérateur de communications électroniques auprès de l’ARCEP, en application de l’article L.33-1 du Code des postes et des communications électroniques. Elle ouvre des droits (numérotation, interconnexion, portabilité) et des obligations (appels d’urgence, réquisitions, contributions). Un revendeur qui ne porte pas de trafic en propre n’a pas à se déclarer.
Ouverture de la boucle locale cuivre de l’opérateur historique aux opérateurs concurrents, imposée par la régulation depuis 2001. Un opérateur dégroupé installe ses équipements dans le NRA et exploite lui-même la ligne de l’abonné. Le dégroupage a structuré le marché du haut débit ; la fermeture du cuivre le rend progressivement sans objet.
Suppression des intermédiaires entre celui qui vend un service et celui qui le produit. Dans les télécoms en indirect, le fournisseur reste habituellement entre le partenaire et l’opérateur d’infrastructure : chaque question passe par un ticket, chaque réponse par un relais. La désintermédiation met le partenaire en contact direct avec l’opérateur pour négocier, planifier et suivre.
la messagerie intégrée à chaque commande met le partenaire en relation directe avec l’opérateur d’infrastructure, avec l’historique conservé. Voir Plateforme.
Appellation anglo-saxonne du numéro de sélection directe à l’arrivée (SDA). Terme fréquent dans les interfaces d’IPBX, de solutions UCaaS et de fournisseurs internationaux.
Calcul du nombre de canaux, du débit ou du volume nécessaires pour un usage donné.
Contrat par lequel une collectivité confie à un opérateur privé la construction ou l’exploitation d’un réseau d’initiative publique. Le délégataire commercialise ensuite l’accès à ce réseau aux opérateurs de services. Beaucoup de réseaux fibre en zone rurale sont exploités en DSP.
Point de livraison de la ligne dans le local du client. Le DTI marque la limite entre le réseau de l’opérateur et l’installation privée sur le cuivre ; le DTIO, ou PTO, joue le même rôle sur la fibre. C’est à partir de ce point que commence la responsabilité du client ou de son intégrateur.
Codage des touches du clavier téléphonique par une combinaison de deux fréquences. En voix sur IP, les tonalités transitent hors du flux audio (RFC 2833) pour rester fiables après compression. Un DTMF mal transporté empêche de naviguer dans un serveur vocal ou de composer un code.
Services Ethernet point à point normalisés (MEF) : E-Line dédié, EVPL multiplexé par VLAN. Forme standard des liaisons entre opérateurs.
Vérification, pour une adresse donnée, des offres qu’un ou plusieurs opérateurs peuvent y livrer : technologie, débit, prix, délai, conditions. C’est la première étape de toute vente de connectivité. Adresse postale, coordonnées GPS, numéro de téléphone ou identifiant d’immeuble servent de clé de recherche. Chaque opérateur ayant son propre outil, comparer plusieurs réseaux demandait autrefois autant de tests que d’opérateurs.
une saisie interroge tous les opérateurs fibre du catalogue et rend un tableau comparable, filtrable sur le prix, les frais d’accès, le débit, la GTR et l’engagement, avec les STAS consultables avant commande. Voir Plateforme.
Test d’éligibilité lancé sur des centaines d’adresses en une seule opération, à partir d’un fichier. Indispensable pour répondre à un appel d’offres multisite, chiffrer une reprise de parc ou identifier les sites migrables avant la fin du cuivre.
import CSV, enrichissement automatique des adresses incomplètes, résultats exportables. Voir Plateforme.
Étape propre à la fibre mutualisée (FTTH, FTTE) qui consiste à identifier précisément le local à raccorder dans un immeuble : bâtiment, escalier, étage, porte, et prise optique existante. Une éligibilité horizontale dit que l’immeuble est fibré ; l’éligibilité verticale dit quelle prise correspond à quel local.
Durée minimale d’un contrat de service télécom, typiquement 12, 24 ou 36 mois pour la connectivité entreprise. Une durée longue abaisse le prix mensuel et les frais d’accès ; une durée courte préserve la réversibilité. En vente indirecte, l’engagement pris par le partenaire auprès de son fournisseur doit être cohérent avec celui qu’il consent à son client.
la durée d’engagement est un critère de comparaison affiché dès l’éligibilité.
Carte SIM dématérialisée, embarquée dans le terminal et programmable à distance. Elle supprime la logistique d’envoi de cartes physiques, permet une activation en quelques minutes et facilite le changement d’opérateur sur les objets connectés déployés sur le terrain.
les lignes mobiles et data se commandent en SIM ou en eSIM, avec un profil délivré depuis la plateforme. Voir Téléphonie mobile.
Société de conseil et de services informatiques qui accompagne ses clients sur des projets (développement, intégration, infogérance, transformation). Les ESN raisonnent en projets et en régie ; les télécoms leur ouvrent un revenu récurrent auprès de comptes qu’elles connaissent déjà.
intégrer la connectivité et la voix à une offre de services numériques. Voir ESN.
Analyse préalable par l’opérateur du raccordement d’un site : distance au réseau, travaux, coût, délai. Précède la commande ferme en FTTO.
Point de sortie d’un réseau privé vers l’Internet public. Dans un VPN MPLS, les sites communiquent entre eux en privé et sortent vers Internet par une évasion centralisée (au datacenter) ou locale (sur chaque site). Le choix conditionne la sécurité, la latence et le dimensionnement des liens.
l’évasion Internet est incluse dans l’interconnexion multisite et limitée contractuellement en débit. Voir Interconnexion multisite.
Arrêt progressif des réseaux mobiles de deuxième et troisième génération par les opérateurs français, qui impose de renouveler les parcs IoT et M2M anciens.
Bascule automatique d’un service vers un chemin de secours lorsque le chemin principal tombe. Le failover se déclenche sur la perte de signaux de contrôle (keep-alive) et non sur un constat humain, ce qui réduit l’interruption à quelques dizaines de secondes. Le retour sur le chemin principal (failback) est en général automatique lui aussi.
Montant facturé une fois à la mise en place d’un service : étude, raccordement, travaux, activation. Sur la fibre entreprise, les FAS varient fortement selon l’opérateur, la distance au réseau et la durée d’engagement. Ils sont un levier de négociation classique : un opérateur peut les réduire contre un engagement plus long.
les FAS sont affichés dès l’éligibilité, comparables d’un opérateur à l’autre, et négociables directement avec l’opérateur depuis le détail de la commande.
Réseau fibre partagé entre plusieurs abonnés à partir du point de mutualisation (FTTH, FTTE), par opposition à la fibre dédiée (FTTO).
Fibre optique louée sans équipement actif, que le client éclaire lui-même. Réservée aux opérateurs et aux grands comptes.
Programme de fermeture du réseau téléphonique en cuivre mené par Orange, par plaques géographiques successives. La fermeture commerciale interdit toute nouvelle souscription (ADSL, SDSL, VDSL, lignes analogiques) ; la fermeture technique coupe les lignes existantes. L’extinction complète est prévue à l’horizon 2030. Pour un prestataire IT, chaque site encore en cuivre est un projet de migration à planifier, et une occasion de reprendre la relation télécom.
l’éligibilité de masse identifie les sites à migrer et les alternatives fibre disponibles. Voir Plateforme.
Arrêt du réseau téléphonique commuté, la téléphonie analogique et numérique (RNIS) classique. Orange a cessé de commercialiser les lignes RTC dès 2018 et éteint le service par lots depuis 2023. Les installations qui en dépendent (standards PABX, alarmes, ascenseurs, fax, terminaux de paiement) doivent passer à la voix sur IP ou au mobile. La fin du RTC précède et accompagne la fin du cuivre.
un trunk SIP remplace les lignes RTC d’un standard existant via une passerelle ou un IPBX. Voir Téléphonie fixe.
Offre mensuelle à prix fixe incluant un volume d’appels, de SMS/MMS et de données. En entreprise, le forfait est souvent accompagné d’options de gestion de flotte : plafonds, blocage du roaming hors zone, multi-SIM. « Illimité » désigne un usage raisonnable défini par l’opérateur, jamais une absence de limite.
forfaits voix, SMS/MMS et data sur SIM ou eSIM, 5G incluse à partir des paliers intermédiaires, roaming Europe inclus. Voir Téléphonie mobile.
Gaine enterrée dans laquelle la fibre est tirée ou soufflée. Le génie civil (tranchée, fourreau, chambre) représente l’essentiel du coût d’un raccordement fibre. Un fourreau existant mais obstrué, ou absent sur les derniers mètres, est la première cause de délai et de surcoût sur une commande FTTO.
Fibre optique amenée jusqu’au pied de l’immeuble, la desserte intérieure étant assurée par un autre support (cuivre, câble coaxial, Ethernet). Architecture fréquente dans les immeubles de bureaux équipés d’un réseau interne. Le débit final dépend de la qualité de la desserte intérieure.
Fibre professionnelle livrée sur l’infrastructure mutualisée du FTTH, avec des engagements de service intermédiaires : GTR, support dédié, adresse IP fixe, parfois débit symétrique. La FTTE offre le rapport prix-service que cherchent la plupart des PME : mieux garantie qu’une FTTH, nettement moins chère qu’une FTTO, mais sans fibre dédiée.
FTTE proposée par plusieurs opérateurs d’infrastructure, comparable à l’adresse sur le prix, la GTR et le débit. Voir Connectivité fixe.
Fibre optique jusqu’au local de l’abonné, sur un réseau mutualisé : une fibre venant du point de mutualisation est partagée entre plusieurs dizaines de prises. Conçue pour le grand public, la FTTH se vend aussi aux professionnels en version « pro », en best effort ou avec une GTR limitée. Son débit est un maximum théorique, son délai de rétablissement rarement garanti.
offres FTTH professionnelles incluses dans la comparaison, aux côtés de la FTTE et de la FTTO, pour choisir en connaissance de cause. Voir Connectivité fixe.
Fibre optique dédiée, tirée en point à point entre le site du client et le réseau de l’opérateur, sans partage. Débit garanti et symétrique, GTR de quelques heures, supervision permanente, pénalités contractuelles. C’est l’accès de référence pour un site dont l’activité dépend du réseau. Son prix et son délai de livraison (études, travaux, génie civil) sont la contrepartie.
la FTTO de plusieurs opérateurs d’infrastructure se compare à l’adresse ; les FAS et le délai se négocient avec l’opérateur dans la commande. Voir Connectivité fixe.
Opérateur mobile virtuel qui exploite son propre cœur de réseau (HLR/HSS, plateformes SMS, gestion des SIM) et ne loue à l’opérateur hôte que l’accès radio. Il maîtrise ses SIM, ses numéros, ses accords d’itinérance et ses évolutions produit. L’investissement et le délai de mise en place sont sans commune mesure avec ceux d’un light MVNO.
Politique d’usage raisonnable qui encadre les offres dites illimitées : au-delà d’un volume ou d’un comportement jugé anormal (partage de connexion massif, usage automatisé), l’opérateur peut réduire le débit ou suspendre le service. Elle figure dans les conditions particulières et doit être connue du revendeur avant d’employer le mot « illimité ».
Travaux d’infrastructure nécessaires pour amener la fibre jusqu’au local : tranchée, pose de fourreaux, chambres de tirage, percement. Ils interviennent lorsque le réseau existant s’arrête à distance du site. Leur coût est évalué lors de l’étude de faisabilité et peut être pris en charge par l’opérateur, refacturé au client ou partagé.
Organisme qui gère la portabilité des numéros mobiles en France métropolitaine, pendant de l’APNF pour le fixe. Le GIE EGP tient la base des numéros portés et fixe les délais et les formats d’échange entre opérateurs mobiles. Le RIO, code remis à l’abonné, est l’identifiant qui sécurise la demande.
Variation du délai d’acheminement des paquets entre deux points. Une latence stable est tolérable ; une latence qui fluctue dégrade la voix et la vidéo, car les paquets arrivent en désordre ou trop tard pour être joués. Un tampon de gigue (jitter buffer) compense les petites variations. La gigue est un critère de qualité des liens destinés à porter de la voix.
Délai contractuel dans lequel l’opérateur doit commencer à traiter un incident déclaré. Elle se distingue de la GTR, qui porte sur le rétablissement. Une GTI de 4 heures sans GTR signifie que quelqu’un se penche sur la panne dans les 4 heures, sans engagement sur la durée de la réparation.
les options GTI et GTR se choisissent à la commande et se modifient depuis la fiche du service.
Délai contractuel maximal pour rétablir un service interrompu, avec pénalités financières en cas de dépassement. Les valeurs usuelles vont de 4 heures ouvrées à 4 heures 24/7 sur la fibre entreprise ; les offres grand public n’en ont pas. La GTR est le premier critère qui distingue une offre professionnelle d’une offre best effort, et le premier argument de vente d’un site critique.
la GTR est un critère de comparaison et de filtre dès l’éligibilité, et une option modifiable sur un service en parc.
Base de données centrale d’un réseau mobile qui recense chaque abonné, sa SIM, ses services autorisés et sa localisation dans le réseau. Le HLR relève des réseaux 2G/3G, le HSS de la 4G/5G. Exploiter son propre HLR/HSS est ce qui distingue un full MVNO d’un light MVNO.
Numéro de série imprimé sur la carte SIM, 19 à 20 chiffres au format international (ICCID), 13 chiffres dans l’usage français (NSCE). Il identifie la carte physique et l’opérateur émetteur. C’est l’identifiant à saisir pour activer une SIM ou la rattacher à une ligne.
l’activation d’une SIM se fait depuis la plateforme ou par API à partir de son numéro de série.
Comptes d’accès d’un partenaire chez un opérateur d’infrastructure. Les utiliser dans une plateforme tierce permet de commander sous ses propres contrats.
Architecture standardisée sur laquelle les opérateurs délivrent la voix et les services multimédias en IP, fixe comme mobile. C’est l’IMS qui porte la VoLTE et la voix sur 5G, et qui remplace progressivement les cœurs de réseau voix historiques.
Identifiant unique d’un abonné mobile, stocké sur la SIM et enregistré dans le HLR/HSS. Il commence par le code pays et le code opérateur (MCC-MNC). À ne pas confondre avec le numéro de téléphone, qui peut changer d’opérateur par portabilité, ni avec l’ICCID, qui identifie la carte elle-même.
Prestataire qui conçoit, déploie et maintient l’infrastructure informatique et réseau de ses clients : câblage, switches, routeurs, sécurité, postes, serveurs, cloud. Il est déjà chez le client, dans la baie, avec la main sur le routeur. Les télécoms sont la brique qu’il lui manque pour porter l’ensemble de la chaîne, et celle que ses clients lui demandent le plus naturellement.
ajouter connectivité, voix et mobile à une offre d’intégration sans devenir opérateur. Voir Intégrateurs IT.
Liaison physique et logique entre deux réseaux d’opérateurs, qui permet aux utilisateurs de chacun de communiquer avec ceux de l’autre. Sur la voix, l’interconnexion route les appels entre opérateurs ; sur la data, elle se matérialise par des portes de collecte et des accords de transit ou de peering. L’interconnexion est régulée par l’ARCEP.
Réseau privé reliant plusieurs sites d’une même entreprise pour qu’ils partagent applications, serveurs et téléphonie comme s’ils étaient sur un même réseau local. Elle se réalise en VPN MPLS chez l’opérateur, en VPN IPsec par-dessus Internet, ou en SD-WAN. Le choix dépend du niveau de garantie attendu, du nombre de sites et de la sensibilité des flux.
interconnexion privée en VPN MPLS, facturée par extrémité activée, évasion Internet incluse et limitée en débit. Voir Interconnexion multisite.
Objets et machines connectés qui échangent des données sans intervention humaine : capteurs, compteurs, véhicules, terminaux de paiement, alarmes, panneaux d’affichage. Ces usages demandent des SIM robustes, des volumes de données faibles mais réguliers, une gestion de flotte à grande échelle et, souvent, un APN privé. L’extinction des réseaux 2G et 3G impose de renouveler les parcs anciens.
SIM et eSIM data pour l’IoT et le M2M, forfait ou compteur, pilotables en masse depuis la plateforme et par API. Voir Data mobile.
Standard téléphonique d’entreprise fonctionnant en IP, installé sur site ou hébergé. Il gère les appels internes, les renvois, les groupes, la messagerie, et se raccorde au réseau public via un trunk SIP. Il a remplacé le PABX analogique et coexiste aujourd’hui avec les offres Centrex et UCaaS. 3CX, Asterisk, Wildix ou Avaya sont des exemples d’IPBX.
le trunk entreprise se raccorde à tout IPBX compatible SIP. Voir Téléphonie fixe.
Deux versions du protocole d’adressage d’Internet. L’IPv4 (4 milliards d’adresses) est épuisé : les adresses publiques se louent ou s’achètent, et leur rareté pèse sur les offres. L’IPv6 (adresses pratiquement illimitées) est déployé de façon inégale ; beaucoup de services professionnels restent dépendants de l’IPv4. Un accès entreprise doit livrer les deux.
adresses IPv4 publiques disponibles en location, conservées pendant une bascule backup. Voir l’offre Data mobile et backup.
Point d’échange Internet où les réseaux se raccordent pour faire du peering (France-IX, Equinix, etc.).
Signal envoyé à intervalle régulier entre deux équipements pour vérifier que le lien est vivant. Plusieurs keep-alive perdus consécutivement déclenchent le failover. L’intervalle et le nombre d’échecs tolérés déterminent le temps de détection d’une panne : un réglage court détecte vite mais bascule sur de simples perturbations.
Format de fichier géographique (XML) utilisé par les opérateurs d’infrastructure pour décrire l’emprise de leur réseau et leurs zones tarifaires. Un fichier KML permet de savoir si un site est proche d’un réseau avant même de lancer une éligibilité, ou de compléter un résolveur d’éligibilité absent.
La couche 2 (liaison) transporte des trames Ethernet, sans notion d’adresse IP : c’est le mode de livraison des liens FTTO et des portes de collecte, où le service est un tuyau que l’opérateur de services adresse lui-même. La couche 3 (réseau) route des paquets IP : un accès L3 arrive avec une adresse IP et un accès Internet déjà constitué.
Protocole de tunnel utilisé pour collecter les accès xDSL, FTTH et FTTE : la session de l’abonné est encapsulée chez l’opérateur d’infrastructure (LAC) et livrée à l’opérateur de services (LNS), qui l’authentifie et lui attribue ses adresses IP. C’est le mode de collecte historique des accès grand public repris pour les usages professionnels.
portes de collecte L2 et L2TP disponibles pour les opérateurs de services qui souhaitent terminer eux-mêmes leurs accès. Voir Opérateurs de services.
Les deux extrémités d’un tunnel L2TP. Le LAC, chez l’opérateur d’infrastructure, capte la session de l’abonné ; le LNS, chez l’opérateur de services, la termine et lui donne accès au réseau. Exploiter un LNS est l’un des attributs d’un opérateur qui collecte lui-même ses accès.
Délai d’acheminement d’un paquet entre deux points, mesuré en millisecondes. Elle dépend de la distance, du nombre d’équipements traversés et de leur charge. La voix tolère jusqu’à 150 ms environ ; au-delà, la conversation devient hachée. Un lien fibre en France se situe typiquement sous 10 ms vers Paris.
Liaison de télécommunication point à point réservée à un client, historiquement sur cuivre ou fibre, à débit garanti. Elle relie deux sites ou un site à un datacenter sans passer par Internet. La FTTO et les circuits Ethernet dédiés en sont la forme contemporaine.
Opérateur mobile virtuel qui confie l’exploitation du réseau à son opérateur hôte ou à un MVNE et ne conserve que la marque, la vente et la relation client. C’est le modèle le plus rapide à lancer. Sa contrepartie : dépendance à l’hôte sur le catalogue, les tarifs et les évolutions.
Lettre par laquelle l’occupant d’une baie autorise un tiers à commander un cross-connect vers celle-ci auprès de l’exploitant du datacenter. Document de routine dans toute interconnexion, à anticiper car il conditionne le délai de livraison.
Document par lequel le client final autorise son nouvel opérateur, ou le prestataire qui agit pour lui, à demander le transfert de ses numéros. Il engage le client sur l’exactitude des informations (numéros, NDI, adresse, raison sociale) et déclenche la procédure auprès de l’opérateur cédant. C’est le seul document que le client final signe dans une portabilité.
le mandat de portabilité est le seul document signé par le client final du partenaire ; Netwo n’intervient pas dans la relation contractuelle entre le partenaire et son client.
Modèle dans lequel un partenaire commercialise sous sa propre marque un service produit par un tiers. Le client final ne connaît que le partenaire. En télécom, la marque blanche recouvre des réalités très différentes selon que le partenaire maîtrise ou non le contrat, le support et la facturation.
le modèle est 100 % indirect : Netwo ne vend jamais aux clients finaux et n’apparaît pas dans la relation entre le partenaire et son client.
Transfert de l’ensemble des services télécom d’un client, ou d’un portefeuille de clients, d’un fournisseur vers un autre : accès fixes, lignes mobiles, numéros, trunks. Les points de vigilance sont la reprise des numéros (portabilité), le double run pendant la transition, la cohérence des engagements et l’ordre des bascules.
l’éligibilité de masse, les portabilités groupées et le suivi de déploiement servent de base à une reprise de parc. Voir Plateforme.
Dernière étape du déploiement d’un service : le lien est raccordé, testé, recetté et activé, et la facturation récurrente démarre. La date de mise en service marque le début de l’engagement et des garanties de service. Sur les services activables à distance (SIM, trunk), la mise en service est immédiate ; sur la fibre, elle clôt un parcours de plusieurs semaines.
chaque commande affiche son étape en cours, de la commande à la mise en service, avec l’historique des échanges. Voir Plateforme.
Opérateur qui possède et exploite un réseau mobile : fréquences, antennes, cœur de réseau. En France, quatre MNO : Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Tous les autres acteurs mobiles s’appuient sur leur réseau, en tant que MVNO ou revendeurs.
Modèle en sept couches qui décrit les fonctions d’un réseau, de la couche physique (1) à l’application (7). Dans les télécoms B2B, on parle surtout des couches 2 (Ethernet, VLAN) et 3 (IP) pour qualifier le niveau de livraison d’un service.
Note de qualité perçue d’un appel, de 1 (inaudible) à 5 (excellent), calculée à partir de la latence, de la gigue, de la perte de paquets et du codec. Au-dessus de 4, la qualité est celle d’une ligne classique. On l’exprime de préférence en percentile (MOS au 95ᵉ centile) plutôt qu’en moyenne, pour ne pas masquer les appels dégradés.
Technique de commutation qui achemine le trafic dans le cœur de réseau d’un opérateur en suivant des étiquettes plutôt que des adresses IP. Elle permet d’isoler les flux de chaque client dans un réseau privé virtuel (VPN MPLS) et de leur appliquer des priorités. C’est la base des interconnexions multisite opérées.
Prestataire qui exploite au forfait l’informatique de ses clients : supervision, maintenance, sauvegarde, sécurité, support, souvent à distance et sur abonnement. Le MSP est le point d’entrée IT naturel des TPE-PME. Ajouter les télécoms à son offre prolonge le modèle récurrent qu’il pratique déjà, et lui évite de voir un concurrent poser la connectivité chez ses clients.
intégrer connectivité, voix et mobile à une offre de services managés. Voir MSP.
Option permettant d’associer plusieurs cartes SIM à une même ligne et un même forfait, pour utiliser un même numéro sur un téléphone, une tablette et une montre. À distinguer du multi-lignes, où chaque SIM a son propre numéro.
Se dit d’un client ou d’un projet qui concerne plusieurs implantations géographiques. Les enjeux multisite sont l’homogénéité des services, la mutualisation des commandes, l’interconnexion privée des sites et la supervision consolidée du parc.
éligibilité de masse, panier multi-produits et vue parc consolidée. Voir Interconnexion multisite.
Fournisseur qui apporte à des MVNO l’infrastructure et les services (cœur de réseau, plateformes de gestion, facturation) nécessaires pour exploiter une offre mobile sans les construire. Le MVNE se place entre le MNO et les MVNO qu’il héberge.
Opérateur mobile qui ne possède ni fréquences ni antennes et loue l’accès radio d’un MNO pour commercialiser ses propres offres. Selon qu’il exploite ou non son cœur de réseau, il est light ou full MVNO. Le modèle permet à un acteur non issu du mobile de porter une offre à sa marque.
les offres mobiles voix et data de Netwo permettent à un revendeur ou un MSP de proposer du mobile à ses clients sans devenir MVNO. Voir Téléphonie mobile.
Mécanisme qui fait partager une seule adresse IP publique à tous les équipements d’un réseau local. Il économise les adresses IPv4 mais complique les services qui doivent être joints depuis l’extérieur (téléphonie SIP, VPN, accès distants). En voix sur IP, un NAT mal géré est la première cause d’appels sans son.
Numéro principal, ou tête de ligne, d’une installation téléphonique d’entreprise, connu du réseau de l’opérateur. Les numéros SDA d’une entreprise sont rattachés à son NDI. Lors d’une portabilité, le NDI identifie l’installation à transférer ; une erreur de NDI est le premier motif de rejet.
Indicateur de qualité voix : capacité du réseau à acheminer un appel jusqu’au terminal appelé, que celui-ci décroche ou non. Contrairement à l’ASR, il neutralise le comportement de l’appelé et mesure le réseau seul. Un NER proche de 100 % signifie que les échecs viennent des utilisateurs, pas du réseau.
Central téléphonique local du réseau cuivre, point de départ de la boucle locale. C’est au NRA que les opérateurs dégroupés installent leurs équipements DSL. La distance entre le local du client et son NRA détermine le débit xDSL atteignable. Les NRA ferment au rythme de la fin du cuivre.
Équivalent du NRA pour la fibre : point du réseau de l’opérateur d’infrastructure d’où partent les fibres vers les points de mutualisation. Sur un réseau FTTH, le NRO dessert plusieurs milliers de prises.
Numéro affiché à l’appelé, qui peut différer du numéro d’identification transmis aux opérateurs.
Les numéros géographiques (01 à 05) sont rattachés à une zone ; les numéros non géographiques (09) n’ont pas d’ancrage territorial ; les numéros mobiles commencent par 06 et 07. Un opérateur obtient ses blocs auprès de l’ARCEP et peut les attribuer à ses clients ou les porter depuis un autre opérateur.
Désignation des quatre opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free) qui commercialisent sur tout le territoire des offres fixes et mobiles, principalement au grand public. Par opposition aux opérateurs alternatifs et régionaux.
Tout opérateur télécom autre que l’opérateur historique, et par extension autre que les quatre opérateurs nationaux. Les opérateurs alternatifs B2B sont souvent régionaux ou spécialisés, et s’appuient sur les réseaux d’infrastructure de tiers pour tout ou partie de leurs services.
Opérateur qui possède ou exploite un réseau physique (fibre, cuivre, radio) et en vend l’accès à d’autres opérateurs plutôt qu’aux entreprises directement. Il y en a plusieurs dizaines en France : opérateurs nationaux, réseaux d’initiative publique, opérateurs régionaux, spécialistes de la fibre entreprise. Aucun ne couvre tout le territoire, et leurs conditions diffèrent : d’où l’intérêt de pouvoir en comparer plusieurs.
le catalogue réunit plusieurs opérateurs d’infrastructure fixes, mobiles et voix, comparables à l’adresse, avec un échange direct dans chaque commande. Voir Opérateurs & couverture.
Opérateur qui fournit de la connectivité entre villes ou pays, utilisé pour relier des datacenters distants.
Opérateur qui commercialise des services télécom à des entreprises ou à des revendeurs, en s’appuyant sur des réseaux d’infrastructure qu’il possède ou qu’il loue. Il tient le contrat, le support et la facturation de ses clients. Un opérateur de services typique travaille avec plusieurs opérateurs d’infrastructure, chacun avec son interface, ses parcours et ses conditions.
un opérateur de services peut centraliser ses opérateurs dans la plateforme avec ses propres contrats, ses prix négociés et ses conditions de service, et configurer son trunk C4. Voir Opérateurs de services.
Entreprise déclarée auprès de l’ARCEP qui exploite un réseau ou fournit un service de communications électroniques au public. Le terme recouvre des réalités très diverses : opérateur d’infrastructure, opérateur de services, MVNO, opérateur de longue distance. Être opérateur ouvre des droits (numérotation, portabilité, interconnexion) et crée des obligations (appels d’urgence, réquisitions, conservation des données).
on peut vendre des télécoms sans être opérateur, et le devenir progressivement en gardant le même outil. Voir Opérateurs de services.
Programme Microsoft par lequel un opérateur certifié propose ses numéros et son trunk directement depuis l’interface d’administration de Microsoft Teams, sans configuration de SBC côté client. Alternative au Direct Routing, plus simple à déployer mais réservée aux opérateurs référencés par Microsoft et moins ouverte aux configurations sur mesure.
Opérateur qui effectue, pour le compte d’autres opérateurs, les déclarations de portabilité auprès de l’APNF. Un opérateur de services qui n’est pas membre direct de l’APNF passe par un OPTA pour porter ses numéros fixes.
Standard téléphonique d’entreprise traditionnel, raccordé au réseau public par des lignes analogiques ou numériques (T0/T2). Il fonctionne sans Internet, ce qui a longtemps rassuré les secteurs sensibles. La fin du RTC le condamne : un PABX doit être remplacé par un IPBX ou une solution hébergée, ou raccordé à un trunk SIP via une passerelle.
Champ SIP qui transmet aux opérateurs le numéro d’identification réel de l’appelant, distinct du numéro affiché à l’appelé (champ From). Les deux doivent appartenir au même plan de numérotation. Le PAI sert à la facturation, à la lutte contre l’usurpation de numéro et à l’acheminement des appels d’urgence.
Ensemble des services télécom en exploitation chez un partenaire : accès fixes, lignes mobiles, SIM data, trunks, VPN, adresses IP. Piloter son parc, c’est savoir à tout moment quels services sont actifs, chez quel client, à quelle adresse, avec quelles options et quel engagement.
tout le parc dans une seule liste, filtrable par référence, client ou adresse, avec journal d’événements par service. Voir la plateforme.
Équipement qui convertit une signalisation en une autre : analogique vers SIP (passerelle FXS/FXO), RNIS vers SIP (passerelle T0/T2). Elle permet de conserver un PABX, un fax ou une alarme existants tout en les raccordant à un trunk SIP.
Bandeau de brassage dans lequel aboutissent les fibres ou les câbles d’une baie, et depuis lequel on établit les connexions vers les équipements. Les cross-connects du datacenter arrivent sur le patch panel de la baie.
Boîtier du réseau FTTH, en façade, en chambre ou dans les parties communes, depuis lequel part le câble de branchement vers la prise du client (PTO). C’est le dernier point du réseau mutualisé avant le raccordement individuel.
Le PCA organise le maintien de l’activité pendant un incident ; le PRA organise sa reprise après. Sur le volet télécom, ils reposent sur la redondance des accès, la bascule automatique et la conservation des adresses IP. Ils imposent de chiffrer le temps d’interruption acceptable pour chaque site.
Plans départementaux d’acheminement des appels d’urgence et plateforme de localisation de ces appels : obligations de tout opérateur voix.
Échange de trafic direct et généralement gratuit entre deux réseaux, sur un point d’échange (IXP) ou en liaison privée. Le peering raccourcit le chemin des paquets et réduit la dépendance aux transitaires. Un opérateur combine peering et transit IP pour joindre l’ensemble d’Internet.
Compensations financières dues par l’opérateur en cas de manquement à ses engagements : GTR dépassée, disponibilité non tenue, délai de livraison non respecté. Elles figurent dans les conditions particulières et les STAS. Sans pénalité, une garantie n’est qu’une intention.
les opérateurs de services qui apportent leurs propres contrats retrouvent dans la plateforme leurs pénalités négociées. Voir Opérateurs de services.
Proportion de paquets qui n’arrivent pas à destination. Les protocoles de données retransmettent ; la voix et la vidéo, temps réel, ne le peuvent pas : au-delà de 1 % de perte, la conversation se dégrade nettement. La perte de paquets est le troisième indicateur de qualité d’un lien, avec la latence et la gigue.
Pratique frauduleuse d’appels très courts incitant au rappel vers un numéro surtaxé.
Période pendant laquelle l’opérateur surveille le service et pendant laquelle la GTR s’applique : heures ouvrées (HO, typiquement 8h-18h en semaine), heures non ouvrées (HNO), ou 24h/24 et 7j/7. Une GTR 4h HO ne rétablit pas un site tombé le samedi matin avant le lundi.
Infrastructure voix d’un opérateur : SBC, softswitch, serveurs de signalisation, routage, enregistrement des CDR, interconnexions avec les autres opérateurs. Disposer de sa plaque VoIP permet d’acheter la voix en gros (trunk C4) et de produire ses propres services aux clients finaux.
Armoire de rue ou local depuis lequel la fibre venant du NRO est distribuée vers les immeubles et les prises d’une zone. C’est au point de mutualisation que les opérateurs commerciaux se raccordent au réseau FTTH d’un opérateur d’infrastructure.
Système interministériel par lequel la justice adresse aux opérateurs ses demandes d’interception et de données (appels, SMS, consommations, identification) dans le cadre d’enquêtes. Tout opérateur doit être en mesure d’y répondre dans les délais légaux.
Site où un opérateur dispose d’équipements réseau et où l’on peut s’interconnecter avec lui, le plus souvent dans un datacenter. Le maillage des PoP détermine la proximité du réseau avec les sites clients et les autres opérateurs.
les points de présence sont détaillés sur la page réseau. Voir la plateforme.
Conservation d’un numéro de téléphone lors d’un changement d’opérateur. Sur le fixe, elle porte sur un numéro isolé ou sur un NDI et l’ensemble de ses SDA, et se coordonne via l’APNF ; sur le mobile, elle se fait numéro par numéro avec le code RIO, via le GIE EGP. La portabilité est un droit de l’abonné et une obligation des opérateurs. Ses délais et ses causes de rejet (NDI erroné, raison sociale non concordante) sont la première source de friction d’une migration.
portabilités fixes et mobiles déclenchées et suivies depuis la plateforme et par API, sur la base du mandat signé par le client final. Voir Voix opérateur.
Point d’interconnexion physique et logique par lequel un opérateur récupère (collecte) le trafic des accès livrés par un opérateur d’infrastructure, ou par lequel il livre ce trafic à un opérateur de services. Une porte de collecte se caractérise par son emplacement, sa capacité et son mode de différenciation des services : VLAN (L2) ou tunnels L2TP. Elle est le pivot de tout opérateur qui exploite lui-même ses accès.
portes de collecte L2 et L2TP mises à disposition des opérateurs de services qui veulent terminer leurs accès dans leur propre réseau. Voir Opérateurs de services.
Ensemble des opérations qui rendent un service actif après sa commande : création dans les systèmes de l’opérateur, attribution des ressources (numéro, adresse IP, profil SIM), activation. Sur les services immatériels (SIM, eSIM, trunk), le provisioning peut être immédiat et automatisé ; sur les liens physiques, il suit le raccordement.
provisioning à distance des SIM data et des trunks depuis la plateforme et par API, sans intermédiaire. Voir la plateforme.
Prise optique installée dans le local du client, extrémité du réseau fibre. Elle relie le câble de branchement venant du PBO à l’équipement du client. Son identifiant unique est demandé à l’éligibilité verticale lorsqu’une prise existe déjà.
Ensemble des mécanismes qui priorisent certains flux (voix, vidéo, applications critiques) sur les autres lorsque le lien est chargé. La QoS s’applique sur le réseau local, sur le routeur et, dans un VPN MPLS, dans le cœur de réseau de l’opérateur. Elle n’a d’effet que si elle est configurée de bout en bout.
Opération physique qui relie le site du client au réseau de l’opérateur : tirage de fibre depuis le point de branchement ou depuis le réseau, pose de la prise, tests. Sur la fibre mutualisée, le raccordement prend quelques semaines ; sur la FTTO, il peut inclure des travaux de génie civil et se compter en mois. Le rendez-vous de raccordement mobilise un technicien et une personne sur site.
rendez-vous de raccordement pris en autonomie, jour et créneau au choix, modifiables ; étapes visibles dans le suivi de commande. Voir Plateforme.
Protocole d’authentification et de comptabilisation des sessions réseau. Lorsqu’un accès collecté en L2TP se connecte, le LNS interroge un serveur RADIUS pour vérifier l’identifiant, attribuer les adresses IP et enregistrer la session. Exploiter son RADIUS fait partie des attributs d’un opérateur qui termine ses propres accès.
Suffixe d’un identifiant de connexion (la partie après le @) qui indique à l’opérateur d’infrastructure vers quel opérateur de services acheminer une session L2TP. Chaque opérateur de services dispose de son realm, qui route ses accès vers son LNS.
Vérification, à la livraison d’un service, que celui-ci fonctionne conformément à la commande : débit mesuré, adresses IP, options, continuité. La recette conditionne la mise en service et le démarrage de la facturation. Un procès-verbal de recette fait foi en cas de litige.
Demandes légales d’identification ou d’interception adressées aux opérateurs par la justice ou les services de l’État.
Réseau conçu pour supporter la panne d’un ou plusieurs de ses éléments sans interruption du service : double alimentation, double équipement, double chemin, double opérateur. La redondance se conçoit à chaque niveau, du cœur de réseau de l’opérateur jusqu’au routeur du client.
l’architecture redondée du réseau est décrite sur la page réseau. Voir la plateforme.
Blocs de numéros (géographiques, non géographiques, mobiles, courts, préfixes) attribués par l’ARCEP à un opérateur déclaré. L’opérateur les ouvre ensuite sur son infrastructure voix et les affecte à ses clients. Sans ressources propres, un acteur utilise les numéros de son fournisseur.
les opérateurs de services peuvent exploiter leurs ressources de numérotation sur leur trunk C4. Voir Voix opérateur.
Entreprise qui commercialise sous sa marque ou sous celle de son fournisseur des services télécom qu’elle ne produit pas. Le revendeur tient la relation client et parfois le support de premier niveau ; le fournisseur tient le réseau et le contrat de gros. Le degré d’autonomie varie fortement selon les fournisseurs : catalogue imposé ou ouvert, outils fermés ou interconnectés, chemin vers l’indépendance ou verrouillage.
plus de choix, plus d’autonomie et un chemin vers ses propres contrats opérateurs sans changer d’outil. Voir Revendeurs télécom.
Chiffre d’affaires facturé de façon répétée, mensuellement ou annuellement, par opposition au projet ou à la vente unique. Les télécoms sont par nature récurrents : un accès fibre, une ligne mobile ou un trunk se facturent chaque mois pendant des années. Pour un prestataire IT, c’est un socle de trésorerie prévisible et un facteur de fidélisation.
Capacité à quitter un fournisseur en récupérant ses services, ses numéros et ses données sans rupture. En télécom indirect, la réversibilité dépend de qui détient les contrats opérateurs, les identifiants fournisseurs et les numéros. Un partenaire qui ne possède rien de tout cela n’est pas réversible.
les partenaires peuvent utiliser leurs propres identifiants fournisseurs et apporter leurs propres contrats opérateurs. Voir Opérateurs de services.
Code à 12 caractères associé à chaque ligne mobile (et fixe), obtenu en appelant le 3179, qui sert à demander la portabilité du numéro. Il garantit que la demande émane bien du titulaire de la ligne. Sans RIO, pas de portabilité.
Réseau de télécommunications, fibre le plus souvent, construit à l’initiative d’une collectivité territoriale pour couvrir les zones que l’investissement privé ne couvre pas. Les RIP sont exploités par des délégataires et ouverts à tous les opérateurs de services. Ils représentent une part importante de la couverture fibre entreprise hors des grandes agglomérations.
plusieurs réseaux d’initiative publique figurent au catalogue et sont comparables à l’adresse avec les autres opérateurs. Voir Opérateurs & couverture.
Itinérance : utilisation d’une ligne mobile sur un réseau étranger. Le roaming en Europe est inclus sans surcoût par la réglementation européenne, dans la limite d’un usage raisonnable. Hors Europe, il est facturé à part et souvent fermé par défaut sur les flottes professionnelles, ce qui protège le client d’une facture imprévue.
roaming Europe inclus, roaming hors Europe fermé par défaut et activable à la demande. Voir Téléphonie mobile.
Routeur fourni, configuré, supervisé et maintenu par l’opérateur ou le prestataire, par opposition au routeur apporté et administré par le client. Le routeur managé inclut généralement la configuration du backup 4G/5G, la QoS et la supervision. Le périmètre exact varie d’une offre à l’autre.
le provisioning et la configuration des routeurs ne sont pas automatisés à ce jour ; le partenaire configure le CPE ou s’appuie sur l’accompagnement Netwo.
Réseau téléphonique historique, analogique puis numérique (RNIS), sur lequel chaque appel occupe un circuit dédié. Remplacé par la voix sur IP, il est en cours d’extinction en France.
Protocole qui transporte le flux audio ou vidéo d’un appel une fois la session établie par SIP. SIP décide qui appelle qui ; RTP fait passer la voix. Un appel qui sonne mais reste muet est presque toujours un problème de RTP, souvent lié au NAT.
Architecture qui combine SD-WAN et sécurité réseau délivrée depuis le cloud (pare-feu, filtrage, accès zero trust). C’est un sujet de cybersécurité et d’intégration, porté par l’intégrateur ou le MSP ; il s’appuie sur les accès télécom sans les remplacer.
Équipement ou logiciel placé à la frontière d’un réseau voix pour sécuriser et contrôler les sessions SIP : filtrage des attaques et des fraudes, masquage de la topologie, traversée du NAT, transcodage, routage, qualité de service. Le SBC est obligatoire pour le Direct Routing Teams et présent sur toute plaque VoIP d’opérateur.
Architecture qui pilote de façon centralisée et logicielle les liens d’un réseau multisite (fibre, xDSL, 4G/5G, MPLS), en choisissant pour chaque flux le meilleur chemin selon la qualité mesurée. Le SD-WAN permet de combiner des accès Internet ordinaires en un réseau d’entreprise résilient. Il repose sur des équipements et un contrôleur qui relèvent du métier de l’intégrateur.
Netwo fournit les liens (fibre, backup 4G/5G, VPN MPLS) sur lesquels le partenaire déploie sa solution SD-WAN ; Netwo ne vend pas de SD-WAN.
Numéro qui permet de joindre directement un poste ou un service au sein d’une installation téléphonique d’entreprise, sans passer par le standard. Les SDA d’une entreprise sont rattachés à son NDI et se portent ensemble. Un trunk SIP porte un ou plusieurs blocs de SDA.
attribution et portabilité de SDA sur les trunks entreprise et opérateur. Voir Téléphonie fixe.
Technologie cuivre à débit symétrique, longtemps l’accès professionnel de référence avant la fibre, avec GTR et débit garanti. Elle occupe toute la bande de la paire de cuivre et ne peut cohabiter avec une ligne téléphonique. Condamnée par la fin du cuivre, elle est à remplacer par la FTTE ou la FTTO.
Ensemble des outils qui permettent à un opérateur de services de gérer son activité : catalogue, éligibilité, commande, provisioning, parc, incidents, facturation d’achat, interfaces avec chaque opérateur d’infrastructure. Le construire coûte des années de développement ; ne pas l’avoir condamne à une interface par opérateur.
la plateforme sert de SI télécom aux opérateurs de services, avec leurs opérateurs, leurs contrats et leurs conditions, sans développement à leur charge. Voir Opérateurs de services.
Carte à puce qui identifie un abonné sur le réseau mobile et contient ses clés d’authentification. Elle existe en formats physiques (2FF, 3FF, 4FF, puce soudée pour l’industriel) et en version dématérialisée (eSIM). Une SIM se rattache à une ligne, s’active, se suspend, se remplace et se résilie.
SIM et eSIM voix ou data commandées, activées et gérées depuis la plateforme et par API.
Protocole standard qui établit, modifie et termine les sessions de voix et de vidéo sur IP. Il gère la signalisation (qui appelle qui, faire sonner, décrocher, raccrocher) et délègue le transport du son au RTP. SIP est le langage commun des IPBX, des trunks, des SBC et des solutions UCaaS.
Engagement contractuel sur le niveau de service : taux de disponibilité, GTR, GTI, plage de supervision, débit garanti, pénalités. Le SLA est ce qui distingue une offre entreprise d’une offre grand public. En vente indirecte, le SLA que le partenaire accorde à son client ne peut être meilleur que celui qu’il obtient de son fournisseur.
Commutateur logiciel qui route les appels dans un réseau voix sur IP, entre réseaux IP et vers le réseau téléphonique. Un softswitch de classe 4 route les gros volumes entre opérateurs ; un softswitch de classe 5 délivre les services aux utilisateurs finaux.
Document annexé au contrat d’un opérateur qui décrit précisément les conditions techniques de son service : architecture, protocoles, interfaces, prérequis côté client, limites, procédures d’exploitation. Lire les STAS avant de commander évite les mauvaises surprises à la livraison : un service « fibre 1 Gbit/s » peut cacher une livraison en L2 sur VLAN que le client n’est pas équipé pour terminer.
les STAS de chaque offre sont consultables dès l’éligibilité, avant la commande.
Sous-réseau IP, découpage d’une plage d’adresses. Une plage IPv4 publique se loue par subnet.
Surveillance continue de l’état des services : disponibilité, débit, incidents, alertes. La supervision opérateur s’exerce sur son réseau ; la supervision du partenaire porte sur son parc et sur ce que voient ses clients. Une supervision consolidée est ce qui permet de prévenir un client avant qu’il n’appelle.
état de chaque service et journal d’événements dans la vue parc. Voir la plateforme.
Numéros spéciaux (08, numéros courts) dont la tarification comprend, en plus du coût de l’appel, le prix d’un service rendu. Ils sont soumis à une réglementation spécifique et à des obligations de transparence tarifaire. Les forfaits professionnels les excluent généralement de l’illimité.
Accès numériques RNIS au réseau téléphonique : le T0 offre deux canaux voix, le T2 jusqu’à trente. Ils raccordaient les PABX d’entreprise. Leur extinction, dans le cadre de la fin du RTC, impose leur remplacement par des trunks SIP, directement ou via une passerelle.
Part du temps pendant laquelle un service est opérationnel sur une période, exprimée en pourcentage. 99,9 % correspond à environ 8h45 d’interruption par an ; 99,99 % à moins d’une heure. Ce chiffre n’a de sens qu’assorti de sa méthode de mesure, de sa période et des pénalités qui l’accompagnent.
Mode de raccordement de Microsoft Teams au réseau téléphonique par un trunk SIP de l’opérateur de son choix, via un SBC certifié. Le Direct Routing laisse à l’entreprise ou à son intégrateur le choix de l’opérateur, des numéros et de la configuration, contrairement aux offres d’appel intégrées de Microsoft. C’est la voie privilégiée par les intégrateurs qui veulent maîtriser la voix de leurs clients Teams.
le trunk entreprise C5 est compatible avec Teams en Direct Routing, comme avec 3CX, les IPBX et les solutions UCaaS. Voir Téléphonie fixe.
Conversion d’un codec vers un autre par un SBC lorsque les deux extrémités d’un appel n’ont pas de codec commun.
Service par lequel un opérateur achète à un transitaire l’accès à l’ensemble d’Internet. Le transitaire annonce une route par défaut vers le reste du monde. Combiné au peering, le transit IP est ce qui fait d’un réseau privé un fournisseur d’accès Internet.
le transit IP fait partie de l’infrastructure décrite sur la page réseau. Voir la plateforme.
Étape d’un déploiement FTTO ou FTTE pendant laquelle l’opérateur réalise le raccordement physique : tirage de fibre, génie civil éventuel, pose d’équipements. Elle suit l’étude de faisabilité et précède la recette. Sa durée est la principale inconnue d’un projet fibre.
l’étape travaux est visible dans le suivi de commande, et le délai se discute directement avec l’opérateur dans le fil de la commande.
Liaison voix sur IP qui raccorde un système téléphonique (IPBX, Teams, UCaaS, Centrex) au réseau téléphonique public via le protocole SIP, en remplacement des lignes analogiques et des accès T0/T2. Un trunk se définit par son nombre de canaux, ses numéros, son mode d’authentification et ses options. On distingue le trunk entreprise (C5), raccordé à l’équipement du client, du trunk opérateur (C4), raccordé à une infrastructure voix.
trunk entreprise C5 pour les revendeurs et intégrateurs, trunk opérateur C4 pour les opérateurs de services, provisionnés en direct depuis la plateforme. Voir Téléphonie fixe.
Communications unifiées en mode cloud : téléphonie, messagerie instantanée, visioconférence, partage de documents, dans une même application administrée en ligne. Microsoft Teams, RingCentral, 3CX hébergé ou Wildix en sont des exemples. L’UCaaS a besoin d’un trunk SIP pour joindre le réseau téléphonique public.
le trunk entreprise se raccorde aux solutions UCaaS compatibles SIP. Voir Téléphonie fixe.
Technologie cuivre plus rapide que l’ADSL, capable de 50 à 100 Mbit/s à moins d’un kilomètre du NRA, mais dont le débit chute rapidement avec la distance. Concernée par la fin du cuivre au même titre que l’ADSL et le SDSL.
Canal par lequel un fournisseur commercialise ses services via des partenaires (revendeurs, intégrateurs, MSP, ESN) plutôt qu’en direct. Le partenaire tient la relation client. Un fournisseur « 100 % indirect » ne vend jamais aux clients finaux et n’entre donc jamais en concurrence avec ses partenaires, ce qui n’est pas le cas d’un opérateur qui pratique les deux canaux.
Netwo est 100 % indirect et strictement télécom : ni vente directe, ni cloud, ni cybersécurité.
Réseau local virtuel : segmentation d’un même réseau physique en plusieurs réseaux logiques étanches, identifiés par une étiquette (802.1Q). Sur une porte de collecte, chaque service ou chaque client est livré dans son VLAN ; on parle de VLAN de collecte (entre l’opérateur d’infrastructure et le collecteur) et de VLAN de livraison (entre le collecteur et l’opérateur de services).
Opérateur qui commercialise des services réseau sans posséder d’infrastructure, équivalent fixe du MVNO.
Transport de la voix sur les réseaux IP, en remplacement des circuits dédiés du réseau commuté. La VoIP repose sur SIP pour la signalisation et RTP pour le son, et sur des liens de qualité suffisante (latence, gigue, perte de paquets maîtrisées). Elle est la base de toute la téléphonie d’entreprise actuelle.
Acheminement des appels mobiles sur le réseau 4G en IP, plutôt que sur les réseaux 2G/3G. La VoLTE améliore la qualité audio et le temps d’établissement, et devient indispensable à mesure que les réseaux 2G et 3G s’éteignent.
Réseau privé virtuel opéré dans le cœur de réseau MPLS d’un opérateur, qui relie les sites d’un client dans une VRF étanche, sans transiter par l’Internet public. Il offre des garanties de débit, de latence et de priorisation qu’un VPN IPsec sur Internet ne peut pas contractualiser. C’est la solution d’interconnexion multisite de référence pour les organisations à plusieurs implantations.
interconnexion privée multisite en VPN MPLS, facturée par extrémité activée, évasion Internet incluse et limitée contractuellement en débit. Le CPE et sa configuration restent à la charge du partenaire. Voir Interconnexion multisite.
Table de routage virtuelle isolée au sein d’un même équipement, qui permet de faire cohabiter les réseaux privés de plusieurs clients sans qu’ils se voient. Chaque VPN MPLS correspond à une VRF dans le réseau de l’opérateur.
Réseau étendu entre sites (WAN) et réseau local d’un site (LAN). Le routeur fait la jonction entre les deux.
Notification automatique envoyée par une plateforme vers un système tiers lorsqu’un événement se produit : commande passée à l’étape suivante, SIM activée, incident ouvert. Le webhook évite d’interroger l’API en boucle et permet de synchroniser un CRM ou un outil de ticketing en temps réel.
les webhooks font partie des intégrations disponibles. Voir la plateforme.
Marché de gros : services que les opérateurs vendent à d’autres opérateurs et fournisseurs de services, par opposition au marché de détail destiné aux entreprises et aux particuliers. Acheter en wholesale suppose d’être opérateur, de contractualiser avec chaque réseau, de collecter le trafic et de produire soi-même le service. C’est la voie de l’indépendance, et celle qui demande le plus de moyens.
un opérateur de services peut acheter chez Netwo, chez ses propres opérateurs en wholesale, ou les deux, dans la même plateforme. Voir Opérateurs de services.
Famille des technologies d’accès sur la paire de cuivre téléphonique : ADSL, SDSL, VDSL. Toutes sont concernées par la fermeture du réseau cuivre et à remplacer par la fibre ou, à défaut, par une solution radio ou mobile.
Territoire non couvert par un réseau mobile ou par la fibre.
Découpage réglementaire du territoire pour le déploiement de la fibre. En zone très dense (grandes agglomérations), plusieurs opérateurs peuvent déployer jusqu’à l’immeuble ; en zone moins dense, un seul opérateur d’infrastructure déploie et ouvre son réseau aux autres au point de mutualisation. Ce découpage explique pourquoi le choix d’opérateurs varie autant d’une adresse à l’autre.